LE DÉPART

A la dérive, les rides de mon corps sur mon dos,
Les blessures de mon cœur à la main
Comme étrangère que je suis, je pars
Sans racines, sans attaches,
Regarder le même horizon, toujours là-bas
La même lune accrochée aussi là-bas.

Sans cap fixe, les regrets des rêves dans mes yeux,
Les paysages de ma terre dans ma tête,
Comme étrangère que je suis, je pars,
Sans racines, sans attaches,
Chercher les souvenirs toujours là-bas,
La même force accrochée aussi là-bas.

Sans espérance, le terrible froid sur ma peau,
La faim de pain et d’équité dans mon ventre,
Comme étrangère que je suis, je pars
Sans racines, sans attaches,
Trouver des promesses toujours là-bas,
La même incertitude accroché aussi là-bas.

Photo Pierre GOUBET
Creative Commons License

This work is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.


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