QUELQU’UN

Il y a quelqu’un à ma porte
Regard perçant, démarche lourde de siècles
Vécus à chaque pas, à chaque espace.
Il a égrené les secondes, chevauché les jours,
Exténué le temps.

Il y a quelqu’un à ma fenêtre
Contemplant le jour qui s’éloigne,
Arrachant la lumière à l’horizon.
Saccagée par la nuit sa tristesse
Sa vie devient une partie de l’histoire.

Il y a quelqu’un dans ma maison,
Somnambule et sans repos,
Fragiles ses désirs en quête d’un destin,
Fortuits ses frissons et ses délires absents.
Il a couvert les mots, atténué les bruits,
Épuise les silence.

Il y a quelqu’un dans mon lit
Silencieux, triste et vagabond,
Aux gestes incertains, au toucher peu sûr,
Caressant un instant ma vaste solitude.
Amours surpris par la réalité,
Sentiments soudains qui n’ont plus à exister.

La nostalgie rôde partout,
Le temps est sans retour,
La peine est sans appel,
La mort ensommeillée peut encore se réveiller.
Il échange ses envies contre la nostalgie
Et en tremblant, il abandonne l’absurde illusion



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This work is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.


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