UN LUNDI

C’était un lundi froid et lointain,
Gris, banal… quelconque,
De pas rude et suspicieux
Je t’ai vu passer indifférente.

Tout petit je t’ai connu
Si petit à avoir besoin de moi.
Je t’ai donné la vie de ma vie
Je donnerai pour ta vie ma mort.

Est-il endormi ton amour?
Est-il mort ton amour?

Ton regard impénitente me pointe,
Tes mots indifférents me blessent,
Son empreinte a laissée ta colère
Et ton cœur éloigne la chaleur.

Ta douleur je ne saurais pas la percer.
Ta démarche maigre, ton insondable peine,
Ta jeune fatigue, me font toujours mal.

Peux-je te recevoir dans mon être?
Où dois-je t’installer pour te soigner?

Entre mes mains je veux te prendre,
De l’air tiède je t’envahirai,
C’est mon souffle prisonnier
Que pour toi longtemps j’ai gardé.

Et toi, peux-tu avoir assez d’ardeur
Pour traverser le mur froid d’un lundi?



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